L'ONU juge "inacceptables" les sanctions américaines contre des responsables de la CPI

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a jugé mercredi "inacceptables" les nouvelles sanctions américaines contre de hauts responsables de la Cour pénale internationale (CPI) et appelé à leur levée.

"Les nouvelles sanctions inacceptables imposées par les Etats-Unis à l'encontre de la présidente de la Cour pénale internationale et d'un membre du parquet doivent être levées", a demandé le Haut-Commissariat sur X, au lendemain de cette nouvelle offensive américaine contre la CPI.

Le Haut-Commissaire "Volker Türk réitère ses appels aux Etats pour qu'ils défendent les institutions qu'ils ont créées afin de faire respecter et de défendre les droits humains et l'Etat de droit - et pour qu'ils protègent les personnels judiciaires visés par de telles représailles".

Les Etats-Unis, qui n'adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, basée à La Haye aux Pays-Bas, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Mais ils ne s'en étaient pas encore pris à sa présidente.

Ces sanctions constituent principalement une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis. La Cour a émis en 2024 un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à cause de la guerre à Gaza.

Les nouvelles sanctions visent la présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane, ainsi que l'actuel substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye. Elles interdisent notamment aux juges d'entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.

Inscrivez-vous à notre newsletter
Chaque fin de semaine (sauf exceptions), notre newsletter vous est délivrée par e-mail. Elle contient l'ensemble de nos contenus publiés depuis la précédente édition. Parfois nous en profitons pour annoncer un événement ou une publication majeure à paraître. Et c'est gratuit.