Centrafrique : l'armée annonce avoir tué le chef d'un groupe armé dans le nord-ouest

L'armée centrafricaine a annoncé vendredi avoir tué Marcel Ndalé, chef d'un groupe armé anti-Balaka, lors d'une opération menée avec le soutien de ses alliés russes dans le nord-ouest du pays.

La Centrafrique, pays enclavé d'Afrique centrale, reste confrontée à une situation sécuritaire fragile, plus d'une décennie après le début de la crise qui a plongé le pays dans un cycle de violences armées.

La Séléka, une coalition de groupes armés à majorité musulmane, avait renversé en 2013 le président François Bozizé, plongeant alors ce pays dans une guerre civile sanglante de près d'un an, opposant le groupe rebelle à des milices majoritairement chrétiennes et animistes soutenant le président Bozizé, les anti-Balaka.

Malgré les accords de paix et les opérations militaires menées par les forces gouvernementales avec l'appui de partenaires étrangers, des groupes armés continuent d'être présents dans plusieurs régions du territoire.

Des unités des Forces armées centrafricaines (FACA), "avec le soutien de leurs alliés russes", ont mené une "opération militaire de grande envergure" jeudi contre le groupe anti-Balaka dirigé par Marcel Ndalé, indique le ministère de la Défense nationale.

Selon le bilan officiel, le chef du groupe, également surnommé le "Roi de la brousse", a été tué, ainsi que son frère Adamou Ndalé et sept autres combattants.

Dans son communiqué, le ministère accuse le groupe de "terroriser la région depuis longtemps et de commettre de nombreux crimes graves", notamment des "braquages à main armée, des assassinats d'orpailleurs sur les sites miniers, des meurtres de commerçants circulant sur les principaux axes routiers ainsi que des assassinats de civils".

Les autorités affirment également que Marcel Ndalé agissait "de concert avec Noureddine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC)", présenté comme un groupe armé radical sanctionné par les Nations unies et sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.

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