14.01.11 - TPIR/SYNTHESE HEBDOMADAIRE - LA DEFENSE DE L'EX-PRESIDENT DU MRND A REPRIS

Arusha, 14 janvier 2011 (FH) -  Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n'a siégé cette semaine que dans le procès de deux dirigeants de l'ex-parti présidentiel, le Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND).
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A la reprise des débats lundi, après les vacances de fin d'année, l'ancien président du parti, Mathieu Ngirumpatse, a cité à la barre sa fille cadette, Delphine, qui vit aujourd'hui au Canada.

Le témoin a affirmé n'avoir jamais entendu son père appeler à l'extermination des Tutsis.

Ngirumpatse est jugé avec l'ancien vice-président du MRND, Edouard Karemera qui a déjà terminé sa défense.

Inculpés de crimes de génocide et de crimes contre l'humanité, les deux hommes sont notamment accusés de s'être entendus avec d'autres hauts responsables politiques et militaires en vue de perpétrer le génocide des Tutsis d'avril à juillet 1994.

Ils répondent, par ailleurs, d'exactions commises par des membres de leur parti, surtout l'aile jeunesse, les Interahamwe.

Le procès se poursuivra la semaine prochaine avec le témoignage de Ngirumpatse lui-même.

Toujours au programme de la semaine prochaine, le capitaine Ildephonse Nizeyimana considéré comme le principal responsable du génocide dans la cité universitaire de Butare (sud) sera en procès à partir de lundi.

Le même jour, l'ancien maire de Kivumu (ouest), Grégoire Ndahimana, accusé notamment d'avoir pris part à l'organisation du massacre de près de 2.000 Tutsis qui avaient cherché refuge à l'église catholique de Nyange, dans sa commune, entamera sa défense.

Toujours lundi, la défense de l'ex-ministre du Plan Augustin Ngirabatware devrait reprendre, mais, entre temps, l'accusé a demandé la récusation de ses juges, une requête sur laquelle le tribunal n'a pas encore statué.

ER/GF

© Agence Hirondelle