08.02.11 - TPIR/RENZAHO - ARRET DE LA CHAMBRE D'APPEL LE 1 AVRIL POUR L'EX- PREFET DE KIGALI

Arusha, 08 février (FH) - La chambre d'appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) rendra son arrêt le 1 avril prochain dans le procès du colonel Tharcisse Renzaho, ancien préfet de Kigali, la capitale rwandaise, selon une ordonnance reçue mardi à l'agence Hirondelle.
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Le 14 juillet 2009, Renzaho avait été reconnu coupable de génocide, assassinats et encouragement à commettre le viol, ces deux derniers chefs étant retenus contre lui à la fois comme crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

La chambre de première instance l'avait jugé coupable du massacre de plus d'une centaine de Tutsis tués par des miliciens Interahamwe le 17 juin 1994 à l'église de la paroisse Sainte Famille au coeur de la capitale.

Les juges avaient conclu qu'il avait joué « un rôle important dans le lancement et vers la fin de l'opération ».

Toujours selon ce jugement, Renzaho a ordonné d'ériger des barrages routiers où des Tutsis furent tués, et a distribué des armes ayant servi dans les massacres. Il avait, en outre, été condamné pour avoir tenu des propos encourageant à violer des femmes et des filles tutsies.

Dans son recours, le colonel avait présenté 13 motifs d'appel que son avocat François Cantier avait plaidés lors de l'audience d'appel le 16 juin 2010, demandant l'acquittement de son client.

De son côté, Abdoulaye Seye, qui représentait la poursuite, avait appelé la chambre d'appel à confirmer toutes les déclarations de culpabilité et la peine imposée par les premiers juges.

S'exprimant en dernier devant la chambre d'appel, Renzaho avait, pour sa part, clamé son innocence, s'en remettant « au sens de la justice » des juges d'appel.

Le colonel  a été arrêté en République démocratique du Congo (RDC) le 29 septembre 2002.

Après la défaite de l'armée rwandaise en juillet 1994, il s'était réfugié avec d'autres officiers dans l'ex-Zaïre, où ils avaient ensuite créé l'Armée de libération du Rwanda (ALIR) dont il fut l'un des commandants.

L'ALIR deviendra plus tard le mouvement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), aujourd'hui basé dans l'est de la RDC et considéré par Kigali comme une organisation terroriste.

ER/GF

© Agence Hirondelle