Israël accuse l'ONU de "calomnies" à l'encontre de son armée

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Israël accuse une commission d'enquête de l'ONU de proférer "de fausses accusations et des calomnies" à l'encontre de son armée, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, un peu plus de huit mois après le début de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza.

"Le rapport est rempli de fausses accusations et de calomnies à l'encontre des soldats de l'armée" israélienne, a déclaré mercredi soir sur le réseau social X, Oren Marmorstein, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

Publié mercredi à Genève, ce rapport affirme qu'Israël commet des crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre en Israël.

"Des crimes contre l'humanité d'extermination, de meurtre, de persécution fondée sur le genre ciblant les hommes et les garçons palestiniens, de transfert forcé, d'actes de torture et de traitements inhumains et cruels, ont été commis" par Israël, conclut la commission d'enquête.

Le rapport accuse par ailleurs les groupes armés palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre le 7 octobre et depuis.

Selon M. Marmorstein, il a été rédigé par "une entité née dans le péché, qui viole les normes de l'ONU, et les dirigeants de la commission sont "tous biaisés et imprégnés d'un agenda anti-israélien", dénonce-t-il.

Plus tôt mercredi, l'ambassade d'Israël à Genève avait déjà accusé la commission de "discrimination systématique" à l'encontre de son pays.

"Le rapport décrit une réalité alternative dans laquelle des décennies d'attaques terroristes sont effacées, où il n'y a pas d'attaques répétées de missiles sur les citoyens israéliens, et où il n'y a pas d'Etat démocratique se défendant contre une attaque terroriste", a détaillé M. Marmorstein.

Il a fustigé "la déconnexion entre l'ONU et la réalité", estimant que sous la direction de l'actuel secrétaire général, Antonio Guterres, l'organisation internationale était tombée "au plus bas".

Interrogé sur ce rapport, M. Guterres n'a pas souhaité le commenter.

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