23.11.13 - SYNTHESE HEBDOMADAIRE - DOUZIEME SESSION DE L’ASSEMBLEE DES ETATS PARTIES A LA CPI

Arusha, 23 novembre 2013 (FH) – Le Kenya défend sa demande d’immunité pour les chefs d’Etat encore en exercice. La presse fait état de pourparlers entre les autorités centrafricaines et le rebelle ougandais Joseph Kony recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

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CPI/AEPL’Afrique à l’Assemblée des Etats parties : les revendications de l’Union africaine se trouvent au centre de la douzième session de l’Assemblée des Etats parties (AEP) au Traité de Rome créant la Cour pénale internationale (CPI). L’Afrique demande notamment que la CPI ne poursuive pas les chefs d’Etat encore en exercice. Jeudi, le procureur général du Kenya, Githu Muigai, a assuré que l’immunité des chefs d’Etat, reconnue dans les droits nationaux, ne vise pas à favoriser un individu, mais à assurer « la continuité de l’Etat », surtout lorsqu’un pays, comme le Kenya, est confronté au terrorisme. Dans la salle, l’intervention n’a pas suscité de grandes controverses, les participants préférant sans doute les couloirs pour des débats plus francs. Le président et le vice-président du Kenya sont poursuivis par la Cour. CPI/RCALa presse fait état de négociations entre Bangui et Kony : selon les révélations de la presse internationale, les autorités centrafricaines seraient en discussions avec le chef rebelle ougandais, Joseph Kony sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Bangui n’a pas encore officiellement confirmé ou démenti l’existence de ces pourparlers. Chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony est recherché par la Cour depuis 2005. Il est soupçonné de 12 chefs de crimes contre l’humanité et 21 chefs de crimes de guerre. La CPI recherche également trois des lieutenants de Kony, Vincent Otti, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen. Ces mandats d’arrêt concernent des crimes commis par la LRA dans le Nord de l’Ouganda.CPIReport de l’affaire Ruto : la Cour pénale internationale (CPI) a reporté vendredi au 13 janvier prochain le procès pour crimes contre l’humanité intenté contre le vice-président kényan William Ruto. Le dirigeant est jugé avec le journaliste Joshua Sang dans ce procès qui s’est ouvert en septembre dernier. Les deux hommes sont accusés de crimes commis lors des violences politico-tribales qui avaient suivi les élections générales de fin 2007 dans leur pays d’Afrique orientale. La chambre a expliqué dans sa décision d’ajournement que les témoins à charge que la défense était prête à contre-interroger n’étaient pas encore disponibles.LA SEMAINE PROCHAINELa douzième session de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome se poursuivra jusqu’ à jeudi prochain, à La Haye, aux Pays-Bas.ER