La Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé vendredi que les États-Unis prenaient le parti de son allié israélien, dans la procédure intentée par l'Afrique du Sud, accusant Israël de commettre un "génocide" dans la bande de Gaza.
Washington a déposé une "déclaration d'intervention" auprès de la CIJ, plus haute juridiction des Nations unies, qui examine actuellement l'affaire.
"Les États-Unis affirment, dans les termes les plus fermes possibles, que les allégations de +génocide+ contre Israël sont fausses", soutient Washington dans son dossier.
Pour les États-Unis, la démarche de l'Afrique du Sud est la dernière d'une série visant, depuis des dizaines d'années, à "porter de fausses accusations de +génocide+ contre Israël".
De telles accusations servent à "délégitimer l'État d'Israël et le peuple juif et à justifier ou encourager le terrorisme à leur encontre", a déclaré Washington.
Plusieurs pays se sont déjà joints à ce dossier devant la plus haute juridiction de l'ONU qui siège à La Haye, dont le Brésil, l'Irlande, la Belgique, la Bolivie, la Colombie, la Libye, l'Espagne et le Mexique.
Dans une décision retentissante en janvier 2024 - quatre mois après les attaques du 7-Octobre et le début de la guerre entre Israël et le Hamas - la CIJ a appelé Israël à prévenir tout acte de génocide, mettant en garde contre un "risque réel et imminent" de "préjudice irréparable" pour les Palestiniens.
Sans statuer sur le fond, elle a pris plusieurs ordonnances conservatoires exigeant notamment qu'Israël permette l'accès de l'aide humanitaire, prévienne et punisse l'incitation au génocide. Ces ordonnances sont juridiquement contraignantes mais la cour ne dispose d'aucun moyen concret pour les faire respecter.
Israël a critiqué cette procédure et réfuté ces accusations.
La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.

