Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi en France dont 1.200 dans le centre de Lyon pour défendre les droits des Palestiniens, à l'appel d'associations et d'organisations syndicales.
"On est des milliers à Paris et dans toute la France", a déclaré Vincent Gay, membre de l'association altermondialiste Attac qui avait appelé à manifester notamment Place de la Bastille.
La préfecture de Police de Paris n'était pas en mesure de communiquer immédiatement l'estimation du nombre de participants dans la capitale.
Ces manifestations se sont déroulées alors qu'un adolescent palestinien de 15 ans a été tué vendredi par des tirs de l'armée israélienne en Cisjordanie.
Les violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ont fortement augmenté depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
"L'Union européenne n'a toujours pas rompu ses accords avec Israël", a déploré Vincent Gay, estimant en outre que "la France ne condamne que des bouts des lèvres" les exactions commises par les colons israéliens violents.
La France et l'UE ont néanmoins pris des sanctions contre des colons israéliens extrémistes et le gouvernement français a demandé au gouvernement israélien de les juger pour leurs exactions.
Dans le centre de Lyon, sous la bruine, environ 1.200 personnes se sont réunies sur la place Bellecour avant de partir pour une marche, selon le décompte de la préfecture.
"Je viens pour montrer mon opposition à toutes les velléités coloniales", a expliqué Reda Gassa, un ingénieur de 37 ans, qui cite Gaza, mais aussi Cuba.
Selon lui, Israël, qui "ne respecte aucune règle", ne peut être un pays "avec lequel on a des relations économiques normales".
L'une des nombreuses banderoles et pancartes affichait : "La libération de la Palestine commence dans ta rue".
A Caen, quelques centaines de manifestants ont défilé à l'appel de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS).
"Je suis ici car je suis en colère contre mon pays, la France, complice des crimes de guerre d'Israël en totale violation du droit international", a déclaré à l'AFP Youmna Bahout, ingénieure en énergie de 27 ans.
"J'ai honte d'être française, notre gouvernement soutient (le Premier ministre israélien) Benjamin Netanyahu", a-t-elle ajouté.
"On aimerait que les criminels de guerre soient jugés partout sur la planète, si (le président russe Vladimir) Poutine survolait la France, on l'arrêterait immédiatement, Netanyahu on le laisse faire, c'est un permis de tuer", a-t-elle également estimé.

