Les autorités du Kosovo ont annoncé mardi avoir sans doute identifié un nouveau charnier dans le nord du pays, élargissant les recherches sur un crime de guerre présumé de la guerre d'indépendance des années 1990 qui ont déjà permis de découvrir les restes de 11 personnes.
Des fouilles ont commencé la semaine dernière dans la région de Zubin Potok, sur un premier site, et ont depuis été étendues. Les responsables estiment qu'il pourrait y avoir jusqu'à 23 personnes enterrées dans les environs.
Après la découverte des restes de sept personnes sur le premier site, puis de quatre autres sur un deuxième, les enquêteurs ont dit qu'ils envisageaient également de fouiller dans un troisième endroit.
"Selon les premières évaluations, (ces restes humains) appartiennent à des victimes de disparitions forcées pendant la guerre", a écrit dans un communiqué diffusé tard lundi la Commission gouvernementale des personnes disparues.
Les restes ont été envoyés dans un laboratoire pour des analyses ADN afin de tenter d'identifier les victimes.
Les procureurs considèrent que les travaux d'excavation et d'identification sur les charniers pourraient durer plusieurs mois.
Le Premier ministre Albin Kurti avait dit samedi qu'ils pensait que les personnes enterrées à cet endroit avaient été "enlevées de force et exécutées" au printemps 1999.
La guerre du Kosovo, qui a opposé les forces serbes à la guérilla indépendantiste kosovare albanaise en 1998-1999, a fait environ 13.000 morts et quelque 4.000 personnes ont été portées disparues.
Après des décennies de recherches, les restes de plusieurs milliers de victimes ont été retrouvés mais on est toujours sans nouvelles d'environ 1.600 personnes.

