Le Liban a arrêté un ancien colonel syrien et ses complices présumés, accusés d'avoir fomenté des attaques contre les forces gouvernementales du nouveau pouvoir en Syrie, a indiqué mercredi un responsable judiciaire libanais à l'AFP.
Selon ce responsable qui a requis l'anonymat, un ex-général de l'armée syrienne, proche du président déchu Bachar al-Assad et établi comme lui à Moscou, dirigeait depuis la capitale russe ce réseau.
Les autorités libanaises ont arrêté, outre l'ancien colonel, deux autres Syriens et deux Libanais, et saisi "des mitraillettes, des grenades et des explosifs" qui étaient en leur possession, a précisé la même source.
Selon celle-ci, les membres du réseau ont "suivi un entraînement militaire auprès de combattants du Hezbollah pro-iranien au Liban".
Dans un communiqué, le mouvement chiite libanais a nié être lié "de façon directe ou indirecte" à une cellule "cherchant à saper la sécurité du Liban et de la Syrie".
Ce sont des allégations "totalement sans fondement", a-t-il affirmé.
L'organisation était l'alliée du pouvoir de Bachar al-Assad et combattait à ses côtés lors de la guerre civile qui a ravagé le pays de 2011 jusqu'à la prise du pouvoir par une coalition islamiste fin 2024.
D'après le responsable libanais, les premiers éléments de l'enquête ont montré que les mis en cause "fomentaient des attaques contre les forces syriennes sur le littoral" de la Syrie.
Cette région est peuplée en majorité d'alaouites, la communauté dont est issu le président déchu, et avait été le théâtre de violences en mars 2025.
Le Liban et la Syrie ont exprimé leur détermination à ouvrir un nouveau chapitre dans leurs relations depuis la chute du clan Assad et l'affaiblissement du Hezbollah.
Les autorités libanaises nient héberger des figures de l'ancien pouvoir et ont extradé en août un ancien général syrien, accusé de crimes contre l'humanité par Damas.

