La France a rappelé mercredi "son engagement en faveur de la lutte contre l'impunité" après la condamnation de l'ancien président du Kosovo à 25 ans de prison pour crimes de guerre, ainsi que "son soutien constant à l'indépendance du Kosovo et à ses institutions".
Hashim Thaçi, 58 ans, était poursuivi devant un tribunal spécial pour le Kosovo pour des crimes de guerre commis par la guérilla kosovare des années 1990 contre les forces serbes.
Le panel de juges internationaux des Chambres spécialisées sur le Kosovo l'a notamment reconnu coupable "d'arrestation illégale, de torture, de meurtre et de traitement cruel".
"La France prend note de la décision des Chambres spécialisées pour le Kosovo rendue dans l'affaire Thaçi et autres", écrit le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Cette décision, qui est susceptible d'appel, marque la conclusion des procès en première instance devant les Chambres", souligne-t-il.
La France entretient des liens particuliers avec le Kosovo. Elle fut l'un des tout premiers pays à reconnaître officiellement la République du Kosovo le 18 février 2008, dès le lendemain de sa proclamation d'indépendance.
Elle soutient aujourd'hui politiquement l'intégration européenne et internationale du Kosovo, néanmoins conditionnée à des réformes internes et à la normalisation de ses relations avec la Serbie.
La proclamation d'indépendance de l'ancienne province serbe du Kosovo, théâtre d'une guerre à la fin des années 1990 entre l'armée yougoslave et les indépendantistes kosovars dans laquelle s'est impliquée l'Otan, a été reconnue par les Etats-Unis et la majeure partie des pays de l'Union européenne, mais pas par Belgrade qui encourage la majorité serbe du nord du Kosovo à défier l'autorité de Pristina.
Le ministre français chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, s'était rendu en visite officielle au Kosovo les 27 et 28 juillet derniers afin de renforcer la coopération bilatérale avec la France et aborder l'intégration européenne du pays.

