La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a rencontré jeudi des représentants de l'ONG Human Rights Watch, 18 ans après l'expulsion d'un de ses dirigeants, selon un communiqué des autorités, souvent accusées de ne pas respecter les droits humains.
Près de neuf mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine, une délégation dirigée par le directeur général adjoint de HRW, Federico Borello, a été reçue par Mme Rodrigez et des responsables vénézuéliens, dont le ministre des Affaires étrangères, Félix Plasencia, selon des images diffusées par la chaîne publique VTV.
"La journée institutionnelle a été orientée vers l'adoption de mesures favorisant la pluralité d'expression et la consolidation d'un climat de plus grande coexistence démocratique dans le pays", selon un communiqué du ministère de l'Information.
La rencontre a permis "de ratifier la volonté de consolider la paix, la diplomatie et le travail coordonné avec les organisations multilatérales", selon le texte.
En 2008, sous la présidence du défunt Hugo Chávez, le directeur pour les Amériques de HRW, José Miguel Vivanco, avait été expulsé alors que depuis des années les autorités n'autorisaient pas ou peu de visites de missions internationales indépendantes.
Delcy Rodríguez, qui gouverne sous forte pression des États-Unis depuis janvier, a notamment promulgué une loi d'amnistie permettant la libération de centaines de prisonniers politiques ou ordonné la fermeture de la redoutée prison El Helicoide, dénoncée comme étant un centre de torture par des ONG du pays.
Des plaintes et enquêtes concernant des violations des droits humains au Venezuela ont été portées devant la Cour pénale internationale.
Des experts du Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont de leur côté souligné dans un rapport récent que "les structures responsables de la répression et des crimes contre l'humanité restent intactes" au Venezuela.

