Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé samedi une commission du Congrès américain de "fabriquer des allégations", après que son président a demandé à Starbucks de fermer deux cafés ouverts au Xinjiang, en invoquant des violations des droits humains.
John Moolenaar, président de la commission spéciale de la Chambre des représentants des États-Unis sur la Chine, a qualifié la décision de Starbucks de "faillite morale" et l'a exhorté à fermer ces établissements (les premiers du groupe dans cette région), ouverts mardi à Urumqi.
L'ouverture de ces cafés "associe une marque américaine emblématique à la campagne brutale du PCC (Parti communiste chinois) contre les Ouïghours", a-t-il déclaré.
Des organisations, dont le Congrès mondial ouïghour (en exil), et plusieurs gouvernements étrangers accusent Pékin de violations massives des droits humains envers la minorité ouïghoure majoritairement musulmane du Xinjiang, les États-Unis qualifiant la situation de génocide.
Samedi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a accusé la commission du Congrès américain de "fabriquer des allégations de toutes pièces à des fins politiques pour attaquer et diffamer la Chine". "Le prétendu +génocide+ au Xinjiang est un mensonge éhonté", a-t-il affirmé.
Les Nations unies ont alerté en 2022 sur de possibles crimes contre l'humanité dans cette région, notamment la détention dans des camps de plus d'un million de Ouïghours et d'autres minorités musulmanes.
Les organisations de défense des droits humains affirment que des violations graves se poursuivent au Xinjiang, notamment le travail forcé.
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