10.03.2004 - TPIR/BUTARE - UN TEMOIN CONTREDIT SA DECLARATION ECRITE

Arusha, le 10 mars 2004 (FH) - Le trente septième témoin à charge dans le procès du groupe Butare (sud du Rwanda) en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a terminé sa déposition mercredi en contredisant sa déclaration écrite, a estimé la défense.

Dénommé "FAU" pour assurer son anonymat, le témoin était contre-interrogé par l'avocat canadien Me Pierre Boulé, qui représente l'ancien maire de Muganza, Elie Ndayambaje, un des six accusés dans ce procès pour génocide et crimes contre l'humanité.

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Me Boulé a contesté les allégations du témoin relativement aux massacres commis à la paroisse de Mugombwa en commune Muganza en 1994.

Mercredi, le témoin a par exemple nié avoir été présent lors des massacres de Mugombwa, alors que dans sa déclaration écrite il affirme le contraire.

l'avocat s'est notamment penché sur les aveux de FAU devant la justice rwandaise en octobre 1999 et sur ses déclarations aux enquêteurs du TPIR le mois suivant pour mettre en relief ses contradictions. Le témoin a simplement répondu qu'il n'y avait pas de différences entre ce qu'il avait déclaré à l'époque et son témoignage au TPIR.

La déposition de FAU s'est, en partie, déroulée à huis clos. Après FAU, le Tribunal a entamé l'audition du témoin "RT". Celle-ci se poursuivra jeudi.

Ndayambaje est coaccusé avec l'ancienne ministre de la famille et de la promotion féminine, Pauline Nyiramasuhuko, Arsène Shalom Ntahobali, fils de Nyiramasuhuko, les anciens préfets de Butare Sylvain Nsabimana et Alphonse Nteziryayo, ainsi que l'ex-maire de Ngoma, Joseph Kanyabashi. Tous plaident non coupable.

Le procès se déroule devant la deuxième chambre de première instance du TPIR présidée par le juge tanzanien William Hussein Sekule, assisté des juges malgache Arlette Ramaroson et ougandaise Solomy Balungi Bossa.

AT/NI/GF/FH(BT''03010B)