21.03.2003 - TPIR/MEDIAS - HASSAN NGEZE COMPARAITRA LUNDI POUR SA DEFENSE

Arusha, le 21 mars 2003 (FH) - Hassan Ngeze, un des trois accusés dans le procès des "médias de la haine" comparaîtra lundi prochain pour sa propre défense, a -t-on appris vendredi au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

La première chambre de première instance du TPIR, qui mène ce procès, avait souhaité que l'accusé commence sa déposition vendredi, mais elle a finalement accédé à sa demande de report.

1 min 31Temps de lecture approximatif

Hassan Ngeze a indiqué que, préalablement à son témoignage, il avait besoin des originaux de la revue Kangura dont il était directeur et rédacteur en chef en 1994, des cassettes videos et autres documents saisis lors de son arrestation en 1997, des pièces à conviction présentées par l'accusation au cours du procès ainsi que D'une imprimante.

La chambre a ordonné au procureur de lui remettre les documents en sa possession et aux responsablees du centre de
détention de lui permettre D'utiliser l'imprimante qu'il a déclaré avoir acheté à ses propres frais.

S'agissant particulièrement de l'imprimante, la présidente de la chambre, la juge sud-africaine Navanethem Pillay, a expliqué que les juges sont intervenus à titre exceptionnel, les questions administratives relevant normalement de la compétence du greffe.

Hassan Ngeze est coaccusé avec deux responsables présumés de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM), Ferdinand Nahimana et Jean-Bosco Barayagwiza.

Vendredi, le Tribunal a poursuivi l'audition des témoins de la défense de Hassan Ngeze.

C'est le témoin désigné "RM5", le vingt-huitième sur sa liste, qui a été appelé à la barre. Comme ceux qui l'ont précédé, RM5 a déclaré que Hassan Ngeze avait caché des Tutsis persécutés entre avril et juin 1994 et que, contrairement aux allégations du procureur, il n'avait pas participé à l'assassinat D'un certain Modeste Tabaro.

La déposition de Hassan Ngeze a été évoquée quand son co-conseil, l'avocat canadien Me René Martel, a déclaré qu'il n'avait plus D'autre témoin sur place. La chambre a voulu mettre à contribution le temps qui restait en entendant Ngeze, mais ce dernier s'y est opposé.

Les débats avaient été suspendus le 15 mars. Outre la juge Pillay, la chambre une est composée des juges norvégien Erik Mose et sri-lankais Asoka de Zoysa Gunawardana. Ce procès a commencé le 23 octobre 2000.

AT/GF/FH(ME'0321A)