13.02.2003 - TPIR/KAMUHANDA - KAMUHANDA NE POUVAIT PAS SE RENDRE A GIKOMERO PENDANT LE GENOCIDE, SEL

Arusha, le13 février 2003) (FH) - Deux témoins de la défense dans le procès de l'ancien ministre de l'enseignement suprérieur et de la recherche scientifique, Jean de Dieu Kamuhanda, ont déclaré jeudi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que l'accusé ne pouvait pas se rendre à Gikomero (province Kigali rurale, centre du Rwanda) le 12 avril 1994, car toutes les routes qui y conduisaient étaient en zones de combats.

Les deux témoins entendus jeudi portent à vingt-huit le nombre de témoins de la défense de Kamuhanda.

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Il s'agit du témoin désigné "RGS" pour protéger son identité et de Laurent Hitimana, un ingénieur rwandais exilé au Kenya.

Le parquet du TPIR accuse Kamuhanda D'avoir dirigé, le 12 avril 1994, une attaque contre des Tutsis qui s'étaient réfugiés à la paroisse protestante de Gikomero.

Le témoin RGS, un ancien condisciple de lycée de Kamuhanda, a déclaré que l'accusé ne pouvait pas aller à Gikomero, à moins qu'il ne fût un membre de l'ex-rébellion à dominante tutsie, le Front patriotique rwandais (FPR), qui s'était emparé des routes qui y menaient.

RGS a décrit Kamuhanda comme un homme droit et de bonne moralité. "Cétait un homme que je connaissais et que J'estimais beaucoup", a déclaré RGS.

Laurent Hitimana a également affirmé que tel qu'il connaît Kamuhanda, il ne pouvait pas participer au génocide.

Laurent Hitimana s'est servi de cartes pour montrer quelles routes étaient ou non accessibles après le 6 avril 1994.

Laurent Hitimana, qui était initialement un témoin protégé, a indiqué à la chambre qu'il souhaitait déposer à visage découvert.

Le procès se poursuivra lundi devant la deuxième chambre de première instance du TPIR présidée par le juge tanzanien William Hussein Sekule et composée enoutre des juges malgache Arlette Ramaroson et Winston Churchill Matanzima Maqutu du Lesotho.

AT/PJ/GF/FH (KH'0213A)