05.02.2003 - TPIR/KAMUHANDA - LE PROCES KAMUHANDA SE POURSUIT A HUIS-CLOS

Arusha, le5 février 2003 (FH) - Les témoins de la défense de l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Jean de Dieu Kamuhanda, ont de nouveau déposé presque entièrement à huis-clos mercredi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Le vingt-deuxième témoin de la défense n'a déposé en session publique que durant une dizaine de minutes.

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Le témoin était alors interrogé par Me Patricia Mongo du Congo Brazaville, co-conseil de Kamuhanda.

Lors de ce bref témoignage public, PCD, ainsi surnommée pour protéger son identité, n'a fait aucune allusion à l'accusé ni aux événements D'avril 1994 qui ont eu lieu dans la commune de Gikomero. Le parquet accuse Kamuhanda D'avoir perpétré des massacres de Tutsis dans cette commune.

PCD a déclaré à la chambre que des Tutsis avaient cherché refuge, au cours du génocide, à la paroisse de Gishaka, près de son domicile, dans la commune de Rubungo, voisine de celle de Gikomero.

Elle a ajouté, comme de nombreux autres témoins de la défense auparavant, qu'avant la mort du président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, Hutus et Tutsis vivaient en harmonie dans le secteur de Gishaka.

Le procès de l'ancien ministre s'est tenu entièrement à huis-clos depuis lundi.

Ce procès se déroule devant la deuxième chambre de première instance du TPIR présidée par le juge tanzanien William Hussein Sekule et comprenant en outre les juges malgache Arlette Ramaroson et Winston Churchill Matanzima Maqutu du Lesotho.
CE/PJ/GF/FH (KH'0205A)