18.09.2002 - TPIR/MEDIAS - FERDINAND NAHIMANA TEMOIGNE POUR SA PROPRE DEFENSE

Arusha, le 18 septembre, 2002 (FH) - l'ancien promoteur de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM), Ferdinand Nahimana, a commencé à témoigner pour sa propre défense, mercredi, devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) dans le cadre du procès "des médias de la haine".

Dès l’entame de sa déposition, Ferdinand Nahimana a nié avoir appartenu à une association à caractère régionaliste lorsqu'il étudiant à l'école secondaire dans les années 1960, qualifiant cette allégation D'anachronique.

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Ferdinand Nahimana a ensuite nié avoir été membre du "comité de salut public" qui, en 1973, avait dressé des listes D'étudiants tutsis qui ont été ensuite chassés de l'Université nationale du Rwanda (UNR).

l'accusé a également réfuté avoir jamais discriminé qui que ce soit. Ferdinand Nahimana a D'abord été professeur D'histoire à l'UNR, puis directeur de l'Office rwandais D'information (ORINFOR). "Dans ma vie D'enseignant comme dans ma vie sociale, je n'ai jamais opéré de discriminations. Que quelqu’un puisse pratiquer la discrimination me révolte", a-t-il déclaré.

Ferdinand Nahimana est coaccusé avec l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité D'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza, ainsi que l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze. Ils plaident non coupables.

Mardi, la chambre a acquitté Ferdinand Nahimana d’un des sept chefs d’ accusation retenus contre lui (crime contre l’humanité) et Jean-Bosco Barayagwiza de trois (crime contre l’humanité (assassinat), atteinte grave à la dignité des personnes particulièrement les traitements humiliants et dégradants et pillage).

Le procès des médias se déroule devant la première chambre de première instance du TPIR présidée par la juge sud-africaine Navanethem Pillay, et comprenant en outre les juges norvégien Erik Mose et sri-lankais Asoka de Zoysa Gunawardana.

Nahimana est interrogé par son avocat français Me Jean-Marie Biju-Duval et répondra ensuite aux questions du procureur.

Le parquet le poursuit notamment pour entente et incitation directe et publique à commettre le génocide.

AT/FH(ME-0918A)