09.07.2002 - TPIR/MEDIAS - NGEZE S'EST VU REFUSER DE CONTRE-INTERROGER UN EXPERT

Arusha, le 9 juillet ,2002 (FH)-l'ancien directeur et rédacteur en chef de la revue Kangura, Hassan Ngeze, n'a pas été autorisé à contre-interroger un expert cité par le parquet, mardi dans le procès des anciens responsables des "médias de la haine" en cours devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)

Hassan Ngeze avait sollicité de contre-interroger l'historienne américaine et activiste des droits de l'homme, Alison Des Forges, mais sa demande a été rejetée.

La présidente de la chambre, la juge sud-africaine Navanethem Pilly, l'a instruit de passer par ses conseils.

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Hassan Ngeza a maille à partir avec ses avocats dont il réclame souvent le départ. La semaine dernière, la chambre a rejetté une requête de l'accusé en remplacement de ses conseils, estimant qu'elle était sans fondement.

Hassan Ngeze est représenté par l'avocat américain, Me John Floyd, et un confrère canadien, Me René Martel.

La semaine dernière,Me Floyd avait déclaré que son client était "une personne très difficile comme tout le monde ici le sait".
"Nous essayons de le rencontrer et certaines fois il coopère, D'autres pas", avait-t-il expliqué.

Le procès des médias concerne outre Hassan Ngeze, l'ancien promoteur de la Radio-télévision libre des Mille collines (RTLM), Ferdinand Nahimana, ainsi que l'ancien conseiller politique au ministère des affaires étrangères et membre du comité D'initiative de la RTLM, Jean-Bosco Barayagwiza. Ils sont poursuivis notamment pour entente et incitation à commettre le génocide anti-tutsi et les massacres D'opposants qui ont fait un million de morts au Rwanda entre avril et juin 1994. Ils plaident non coupables.

Le procès se déroule devant la première chambre de première instance du TPIR présidée par la juge sud-africaine Navanethem Pillay et composée en outre des juges, norvégien Erik Mose, et sri-lankais Asoka de Zoysa Gunawardana.

Alison Des Forges devrait terminer sa déposition mardi en milieu D'après-midi. Selon elle, "la RTLM a fonctionné comme partie intégrante des efforts visant à encourager et exécuter les attaques perpétrées contre les Tutsis, ceci dans l'intention de les éliminer en tant que groupe ethnique". Les avocats estiment que son témoignage est "biaisé."
AT/FH (ME-0709A )