Kigali REFUTE LES ALLEGATIONS DE NON COOPERATION AVEC LE TPIR

Arusha, le 9 août, 2002 (FH) -- Le gouvernement rwandais a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait refusé de coopérer avec le Tribunal d'Arusha, qualifiant le manque actuel de temoins en provenance du Rwanda de "crise de gestion, d'incompétence et de corruption" imputable au fonctionnement de cette juridiction internationale.

Le procureur en chef, la Suissesse Carla del Ponte, ainsi que la présidente de ce Tribunal, la juge sud africaine Navanethem Pillay, ont dernièrement saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies de cette question pour qu'il enjoigne le Rwanda à coopérer.

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Cette "crise de témoins" a déjà causé l'ajournement prématuré de trois procès.

Le gouvernement rwandais , dans une lettre au Conseil de sécurité datée du 26 juillet 2002, estime que les griefs portés contre le TPIR par les témoins en provenance du Rwanda sont "bien fondés et légitimes". Les autorités rwandaises rappellent que les survivants du génocide accusent le Tribunal d'Arusha de lenteur dans les procès, de mauvais traitement des témoins, ainsi que l'emploi des personnes accusées d'avoir trempé dans le génocide, ajoutant que ces questions ont été soulevées "depuis plus de cinq ans". Kigali estime, dans cette lettre,que "l'attitude du TPIR envers les survivants du génocide peut être considérée comme arrogante".

Le Rwanda réfute par ailleurs des allégations selon lesquelles il aurait interféré dans des enquêtes visant à mettre la main sur certains de ses soldats pour des crimes de guerre,indiquant que le Tribunal d'Arusha a toujours opéré sans entraves dans le pays.
GA/AT/DO/FH (TP-0807A)