13.07.07 - TPIR/GREFFE - LE TPIR N’A PAS DONNE DE STATISTIQUES SUR LES VIOLS (RECTIFICATIF)

Arusha, 13 juillet 2007 (FH) – Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n’a pas donné de statistiques en rapport avec les femmes rwandaises violées pendant le génocide commis contre les Tutsis en 1994, a affirmé vendredi son porte-parole.

 

 

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Le porte-parole de cette juridiction des Nations Unies, Roland Amoussouga, qui tenait une conférence de presse, réagissait à une dépêche de l’agence Hirondelle du 10 juillet selon laquelle quelque 250.000 femmes rwandaises, essentiellement d’ethnie tutsie, ont été violées entre avril et juillet 1994.

 

La dépêche, qui citait la lettre d’information du TPIR de juin 2007, attribuait la paternité de ces chiffres au TPIR.

 

Roland Amoussouga a précisé que ces statistiques avaient été reprises par la chargée du genre au sein du TPIR, Elsie Effange-Mbella, lors d’une table ronde tenue à Kigali du 28 au 29 juin, citant les données fournies par l’UNIFEM (Fonds de développement des Nations unies pour la femme) et Africa Women’s Watch.

 

« Ces chiffres se trouvent sur le site internet de l’UNIFEM » a indiqué Roland Amoussouga.

 

La table ronde de Kigali, dont le but était d’améliorer l’image du tribunal en communiquant à la société civile rwandaise sa stratégie de fin de mandat, a été financée par l’Union Européenne.

Au cours de cette table ronde à laquelle ont pris part plusieurs responsables du TPIR, Elsie Effange-Mbella a présenté les réalisations de la juridiction en matière de répression des crimes sexuels.

 

Elle a notamment cité le jugement historique de l’ancien maire Jean-Paul Akayesu dans lequel le Tribunal a considéré le viol comme un crime de génocide ou un crime contre l’humanité s’il a été commis dans l’intention de détruire un groupe ethnique ou racial en tant que tel.

 

Akayesu a été déclaré coupable d’avoir encouragé des viols. 35 autres personnes ont été depuis lors accusées de viols. Quatre condamnations ont été obtenues par le procureur.

 

Les condamnés pour viols sont outre Akayesu, les ex-maires Laurent Semanza et Sylvestre Gacumbitsi ainsi que le conseiller municipal Mika Muhimana. Ce dernier a été reconnu coupable d’avoir personnellement violé huit femmes.

 

AT/GF

 

© Agence Hirondelle