« Quand les avions sont venus, les oiseaux ont pris peur… »*

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PORTFOLIO – Dessins d’enfants et violences de masse.

Ces témoignages dessinés affranchis des jugements adultes semblent effacer la hiérarchie des guerres et du temps. Ils documentent les violences de masse avec une fidélité quasi-judiciaire. C’est dit-elle « une minuscule constellation d’un peu plus de 150 dessins qui traversent un siècle », qu’a présenté cet été Zérane S. Girardeau, la commissaire de l’exposition « Déflagrations », au Fort Saint-Jean de Marseille (Sud de la France). Méthodiquement, Girardeau a entrepris cette collecte dès 2012, avec son association Déflagrations, dont le travail et la reconnaissance ne font que s’étendre. « Les instants de pillages, d’assassinats, de profanations, sont comme inscrits sur les rétines des enfants », décrit-elle ; et le trait de leurs dessins nous permet de regarder en face l’irregardable, « d’entrer dans la scène et d’approcher l’expérience intime des pires violences ». Dans ce portfolio, Justice Info reproduit une sélection de dix dessins présentés dans cette exposition organisée par le Mucem.


« Dessins d’enfants et violences de masse »
Le catalogue de l’exposition, disponible en ligne sur le site du Mucem et en France en librairies, permet de prolonger l’expérience.


*Yusra Ahmed. Palestinien. Camp de Bak’a en Jordanie. In M. Soudi, « Le temps de la guerre : témoignages d’enfants », 1970.