29.01.08 - ENYA/VIOLENCES - LES RESPONSABLES DES VIOLENCES AU KENYA « RENDENT DES COMPTES » (KOFI AN

NAIROBI, 29 janvier 2008 (FH) - Kofi Annan, l’ancien Secrétaire général de l’ONU en charge d'une médiation au Kenya, estime qu’il est essentiel « que les responsables des violences au Kenya rendent des comptes ».
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M. Annan a fait ces commentaires à la presse samedi à Naroibi après une visite dans l'ouest du pays, la région la plus touchée par les violences. M. Annan est au Kenya depuis la semaine dernière pour essayer de mettre un terme à la violence qui ravage le pays. Il a dit avoir vu des « violations graves et systématiques des droits de l'homme et il est essentiel que les faits soient établis et que les responsables rendent des comptes». Mr. Annan a aussi rencontré le président du Kenya, Mwai Kibaki, samedi pour évoquer la situation dans les régions touchés par la violence. Kibaki a appelé tous les Kenyans à « respecter la loi et la sainteté de la vie humaine », sans annoncer de mesures pour rendre justice aux victimes. La Haut-Commissaire aux droit de l’homme des Nations unies, Louise Arbour, avait demandé le 21 janvier dernier, dans un communiqué de presse, que « les massacres soient étudiés rapidement et avec impartialité. Quiconque est responsable des violations des droits humains doit être livré à la justice. Il ne doit y avoir, en aucun cas, impunité pour ce qui s'est produit au Kenya durant les dernières semaines» a-t-elle expliqué La semaine dernière, l’agence Hirondelle avait appris du Bureau du procureur à la Cour pénale internationale (CPI) que ses magistrats suivaient avec attention le déroulement des violences qui se produisent au Kenya. Le statut de la CPI lui permet, notamment, d’exercer sa compétence si un État n’a pas la volonté ou est dans l’incapacité de mener véritablement à bien une enquête ou une poursuite (article 17). Depuis les élections présidentielles du 27 décembre dernier, le Kenya est aux prises avec des violences interethniques qui ont fait prés d'un millier de morts. Selon l’ONU 255 000 personnes ont également du quitter leurs foyers. MM/PB/GF © Agence Hirondelle