03.10.08 - TPIR/SYNTHESE HEBDOMADAIRE - UNE DELEGATION DU CONSEIL DE SECURITE A VISITE LE TPIR

Arusha, 03 octobre 2008 (FH) - Un « groupe de travail informel » du Conseil de sécurité a effectué lundi et mardi une visite au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), à l'issue de laquelle il a trouvé « réaliste » la stratégie de fin de mandat de cette juridiction. Le TPIR doit terminer les procès en première instance au plus tard à la fin de l'année prochaine.
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« Je pense qu'elle (la stratégie de fin de mandat) est réaliste », a déclaré mardi à la presse, le chef de la délégation, William Roelants de Stappers, premier secrétaire à la mission permanente du Royaume de Belgique aux Nations Unies. « Le tribunal est en train de travailler dur » pour respecter cet échéancier fixé par le Conseil de sécurité, a ajouté le diplomate belge.

Lors de sa visite, ce « groupe informel de travail du Conseil de sécurité sur les tribunaux » de l'ONU a rencontré le président, le greffier et le procureur général du TPIR, respectivement Dennis Byron, Adama Dieng et Hassan Bubacar Jallow.

Les 12 membres de la délégation ont par ailleurs visité le centre de détention du TPIR.

La division administrative du tribunal a annoncé mardi dans une note circulaire que le porte-parole du TPIR, Roland Amoussouga, avait été lavé des accusations d'abus de poste portées contre lui en 2005, et qui lui avaient valu d'être temporairement écarté de ces fonctions.

Ce juriste canado-togolais avait été accusé d'avoir favorisé la nomination d'un Français, Me Pascal Besnier, à la direction de la section des avocats de la défense au TPIR.

L'enquête ouverte par les Nations Unies avait entraîné le gel de la procédure d'embauche du défenseur français.

« Après avoir examiné le dossier, le comité conjoint de discipline des Nations Unies, a unanimement recommandé que les allégations contre M. Roland Amoussouga soient retirées et qu'aucune action disciplinaire supplémentaire ne soit prise », indique la note circulaire.

Dans les salles d'audience, le tribunal n'a siégé qu'une journée et dans une seule affaire, « Militaires II ». Le procès a été ajourné lundi au terme de la déposition du 27 ième témoin de la défense du major François-Xavier Nzuwonemeye, qui commandait, pendant le génocide, le bataillon de reconnaissance, une unité d'élite à l'époque.

A partir de lundi prochain, le major sera en personne dans le box des témoins pour se défendre.

La semaine prochaine, le procès de quatre ex-ministres du gouvernement en place pendant le génocide se déplacera au Rwanda pour une visite de 23 sites de faits allégués.

ER/GF

© Agence Hirondelle