Sans information, pas de réconciliation

Oman: un quotidien définitivement fermé, trois journalistes emprisonnés

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La justice omanaise a fermé définitivement lundi le quotidien Azaman pour un article relatant des pressions de responsables sur des juges et a condamné à la prison ferme son rédacteur en chef et deux autres journalistes.

Les trois hommes ont été reconnus coupables d'"atteinte au prestige de l'Etat et de mauvaise utilisation d'internet", selon le texte du jugement.

Le rédacteur en chef d'Azaman, Ibrahim al-Maamari, et son adjoint Youssef al-Haj, qui étaient déjà en détention préventive, ont été condamnés à trois ans de prison chacun, tandis qu'un journaliste Zaher al-Abri, libéré sous caution, a écopé d'un an de prison ferme, selon le jugement.

Les deux premiers ont également été condamnés chacun à une amende de 3.000 riyals omanais (7.000 euros) et interdits d'exercer le journalisme pendant un an.

L'amende du troisième a été fixée à 1.000 riyals (2.300 euros).

Les deux premiers doivent en outre chacun s'acquitter d'une somme de 50.000 riyals omanais (111.000 euros) pour interjeter appel et le troisième de 5.000 riyals (11.000 euros).

Le quotidien Azaman avait été suspendu le 10 août sur ordre des autorités et ses trois journalistes arrêtés.

Cette mesure qui avait soulevé les critiques de défenseurs des droits de l'Homme et de la liberté de la presse, avait suivi un article du quotidien faisant état de corruption de responsables du gouvernement et de pressions sur des juges pour accorder des privilèges à des personnalités influentes. 

Oman figure au 125e rang sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par l'ONG Reporters sans frontières (RSF) pour 2016.

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