Sans information, pas de réconciliation

Les Etats membres de la CPI réitèrent leur soutien à la Cour

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Les pays ayant adhéré à la Cour pénale internationale ont réitéré mercredi leur soutien à la CPI, récemment sous le feu des critiques de l'administration Trump, tout en l'exhortant à accélérer ses travaux.

"L'Union européenne soutient fermement la Cour pénale internationale ainsi que son travail en tant qu'institution judiciaire indépendante et impartiale", a déclaré Heidemaria Guerer, l'ambassadrice d'Autriche aux Pays-Bas, au nom de l'UE que son pays préside actuellement.

D'autres pays, dont certains en Afrique où la CPI est active, comme le Nigeria et l'Ouganda, se sont également engagés à poursuivre leur soutien lors de la réunion annuelle des Etats membres au siège de la Cour situé à La Haye.

Fondée pour juger les pires atrocités commises dans le monde, la CPI a été créée en 1998 à la suite de l'adoption du Statut de Rome, qui fête ses 20 ans cette année. Entré en vigueur en 2002, ce traité fondateur de la Cour a été ratifié depuis par 123 pays.

Accusée par certains Etats africains d'être partiale, la CPI a récemment été critiquée par le président américain Donald Trump et le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton.

M. Trump avait vivement attaqué la Cour en septembre, affirmant qu'elle n'a "aucune légitimité et aucune autorité".

Le même mois, M. Bolton avait menacé de sanctions les juges et procureurs de la Cour s'ils s'en prenaient à des Américains ou à Israël.

Ni Israël ni les États-Unis ne sont membres de la Cour mais ils font l'objet d'un examen minutieux de ses procureurs.

Le procureur de la CPI Fatou Bensouda a notamment ouvert un examen préliminaire sur des crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés qui auraient été commis en Palestine.

Dans son rapport annuel, Mme Bensouda a indiqué que son bureau a "considérablement progressé" en la matière et "entend achever son examen préliminaire le plus tôt possible".

Exprimant son soutien à la CPI, le délégué du Royaume-Uni Andrew Murdoch a estimé mercredi que certaines critiques à l'encontre de la Cour étaient "mal placées".

M. Murdoch l'a cependant exhortée à accélérer ses travaux, y compris en ce qui concerne ses enquêtes et procès.

"Après 20 ans et 1,5 milliard d'euros dépensés, nous avons seulement trois condamnations pour crimes" majeurs émanant de la CPI, a-t-il lancé aux autres délégués.

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