Burundi


    Burundi: trois ans de crise politique violente
    15.05.18
    AFP

    Le Burundi, qui organise jeudi un référendum constitutionnel devant permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir, est plongé depuis trois ans dans une grave crise politique qui a fait au moins 1.200 morts et plus de 400.000 réfugiés. Ces violences ont fait ressurgir le spectre de la guerre civile (300.000 morts entre 1993 et 2006) qui a conduit la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés. - Manifestations Le 26 avril 2015, des milliers de personnes bravent l'interdiction de manifester au lendemain de la désignation de M. Nkurunziza par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat à la présidentielle, après dix ans de...

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    Opinion : il ne faut pas s'alarmer du référendum constitutionnel au Burundi
    12.04.18
    Patrick Hajayandi

    Le 17 mai 2018, les citoyens burundais décideront lors d’un vote référendaire d’adopter une nouvelle constitution ou de conserver l’ancienne, controversée. Au cours de cette période pendant laquelle le pays se prépare au référendum, de nombreuses perceptions contradictoires émergent et souvent elles concernent les motivations réelles sous-tendant la réforme constitutionnelle à venir tout en s’inquiétant du moment choisi pour cet événement politique si important. Certains commentateurs et analystes politiques ont affirmé que l’objectif principal de la nouvelle constitution sera de...

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    Burundi: 10 ans de prison pour trois activistes de la société civile
    09.03.18
    AFP

    Trois activistes de la société civile du Burundi, accusés d'"atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat", ont été condamnés en leur absence à 10 ans de prison chacun jeudi par le tribunal de Muramvya (centre), a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Emmanuel Nshimirimana, représentant dans la province de Muramvya de Paroles et actions pour le réveil des consciences et l'évolution des mentalités (Parcem), une organisation militant notamment pour la bonne gouvernance, et deux de ses collaborateurs locaux, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana, avaient été arrêtés en juin 2017. "Le TGI de Muramvya a condamné hier (jeudi) les trois membres de l'organisation Parcem à 10 ans...

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    L'ONU pessimiste sur l'avenir du Burundi
    26.02.18
    AFP

    L'ONU a exprimé lundi son pessimisme face à l'avenir du Burundi, en crise depuis 2015, mettant en garde contre une aggravation de la situation avec un référendum prévu en mai qui permettrait au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu'en 2034. "Ce pays reste un sujet de préoccupation qui interpelle la communauté internationale", a résumé lors d'une réunion du Conseil de sécurité l'envoyé spécial de l'ONU pour le Burundi, le Burkinabé Michel Kafando. "Il revient à l'Union africaine de rester fortement engagée en vue de l'aboutissement d'une médiation", a-t-il ajouté. Le responsable a aussi rejeté les critiques burundaises sur l'implication de l'ONU pour aider à résoudre...

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    Opinion : Klaus Barbie et la commission Vérité et Justice au Burundi
    29.01.18
    Louis-Marie Nindorera

         L’holocauste et la prévention des crimes contre l’humanité ont leur journée internationale, ce 27 janvier. Plus de 70 ans après sa tragédie et à mille lieues de là, dans les Grands lacs africains, il a ses résonances. Hélas. Louis-Marie Nindorera est Burundais et se spécialise sur la justice transitionnelle. Pour Yaga Burundi et cette journée, il remonte à la poulie ses souvenirs de circonstance . C’était il y a 24 ans, en 1994. Je roulais dans le nord de Bujumbura avec, à bord de ma petite Peugeot 205, une fillette de deux ans que je promenais à travers plaine et hauteurs de la...

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    "Au Burundi, l'impunité pour les crimes reste la norme", selon Human Rights Watch
    19.01.18
    Human Rights Watch

    "Meurtres, enlèvements, actes de torture, arrestations... La répression visant opposants politiques réels ou potentiels, journalistes et activistes des droits de l'homme s'est poursuivie au Burundi en 2017, selon le rapport annuel de Human Rights Watch (HRW) publié ce jeudi 18 janvier. Et dans sa détermination à sévir contre son peuple dans l'impunité la plus totale et loin des regards étrangers, le régime du président Pierre Nkurunziza a déclaré persona non grata tout enquêteur étranger. La crise politique et des droits humains qui a commencé au Burundi en avril 2015, quand le...

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    CPI: Enquêter au Burundi sera “difficile mais pas impossible”
    11.01.18
    Emmanuel Sehene Ruvugiro, à Kigali

     Le retrait du Burundi de la Cour pénale internationale (CPI) a été effectif en octobre 2017, après que celle-ci avait déjà bouclé son examen préliminaire des crimes commis dans ce pays depuis avril 2015. Ce retrait n’entraîne cependant pas l’abandon du dossier burundais. Selon Stella Ndirangu, une avocate kenyane qui travaille avec la Commission internationale des juristes, le défi reste comment cette cour siégeant à La Haye pourra mener son enquête, du moment que le gouvernement burundais  a clairement déclaré qu’il n’allait pas coopérer. La tâche sera certes difficile mais pas...

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    Malgré le retrait du Burundi, la CPI ouvre une enquête sur les crimes du régime
    10.11.17
    Stéphanie Maupas

    La Cour pénale internationale a ouvert, fin octobre, une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015. L’enquête visera les crimes contre l’humanité commis par le régime burundais. En quittant la CPI, Bujumbura croyait s’offrir l’impunité. La Cour lui adresse une fin de non-recevoir.  Les élites au pouvoir à Bujumbura ont reçu aujourd’hui la réponse tant attendue de la Cour pénale internationale : les auteurs de crimes contre l’humanité commis depuis avril 2015 pourront être punis. La peur changera-t-elle de camp ? « A partir de maintenant, les auteurs, les co-auteurs, les...

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    Le retrait du Burundi de la CPI : Chronique d’un divorce annoncé
    30.10.17
    Louis-Marie Nindorera

    Le retrait effectif du Burundi du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI), entré en vigueur ce 27 octobre 2017, constitue le dernier acte d’une procédure de divorce débutée bien avant sa notification officielle au Secrétariat général de l’ONU, il y a douze mois. Les circonstances de l’adhésion en 2004 du Burundi à la Cour Pénale internationale donnaient déjà à celle-ci les allures d’un mariage blanc promis à la rupture, dès la première brouille de ménage. Quoi qu’il en soit, en devenant le premier Etat à claquer la porte de la CPI, le Burundi ouvre aussi la page blanche de...

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    Au Burundi: "Bye bye" CPI
    28.10.17
    AFP

    Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans tout le Burundi, à l'appel du gouvernement, pour "célébrer" le retrait du pays de la Cour pénale internationale (CPI), effectif depuis vendredi. Quelque 5.000 personnes, dont des centaines de conducteurs de taxis-vélos, taxis-motos et tuk-tuk, ont défilé dans les rues de Bujumbura, en chantant et dansant au son d'une fanfare, a constaté un photographe de l'AFP. Au long d'un parcours qui les a menés notamment devant l'ambassade du Rwanda, de la Belgique et de l'Union européenne - véritables bêtes noires du régime -, ils ont lancé des slogans du genre "Bye bye CPI", "le Burundi vient d'écrire l'une des plus glorieuses pages de...

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    Le Burundi devient le premier pays à quitter la CPI
    27.10.17
    AFP

    Le Burundi est devenu vendredi le premier pays à quitter la Cour pénale internationale (CPI), créée il y a quinze ans à La Haye pour poursuivre les auteurs des pires atrocités dans le monde. "Le retrait du Burundi (...) prendra effet le vendredi 27 octobre", a annoncé un porte-parole, exactement un an après que le Burundi eut notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer du seul tribunal permanent qui juge les crimes de guerre. Camouflet à la justice internationale, ce retrait "intervient au moment où la machine (répressive) continue de tuer impunément au Burundi", a...

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    Le Burundi ouvre la voie à l'impunité
    27.10.17
    HRW

    (Nairobi, le 27 octobre 2017) - Le retrait officiel du Burundi de la Cour pénale internationale (CPI) est entré en vigueur le 26 octobre 2017, suite à la notification officielle de son retrait au Secrétaire général de l'ONU il y a un an. En vertu du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, le retrait prend effet un an après ladite notification. Le Burundi était un État membre de la CPI depuis 2004. Depuis avril 2015, lorsque le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature controversée pour un troisième mandat, les forces de sécurité gouvernementales et les membres des...

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    Burundi : « la population paupérisée est érigée en rempart d'un noyau dirigeant bunkérisé »
    04.10.17
    JusticeInfo.Net

    Pour le sociologue André Guichaoua, spécialiste de la région des Grands lacs africains, la répression s’abat sur tous les démocrates burundais depuis 2015, même si « les appels directs ou indirects à la mobilisation ethnique se sont développés à l'initiative de cadres et de militants du parti au pouvoir CNDD-FDD, pour faire taire ses propres opposants et remobiliser des partisans sur le thème de l'ethnie majoritaire » hutu. Dans sa radicalisation face à ce qu’il croit être une menace d’anéantissement depuis l’extérieur, le noyau autour du président Pierre Nkurunziza « invite avec fermeté »...

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    Burundi: à Genève, bataille de résolutions entre l'UE et l'UA
    02.10.17
    Agnès Ndirubusa, Groupe de Presse Iwacu-Burundi

    Alors que le Burundi continue de faire les grands titres de la presse,  le Conseil onusien des droits de l’Homme a adopté la semaine dernière une résolution du groupe africain, plus favorable à Bujumbura que celle de l’Union européenne. Celle-ci exprime sa grande déception. JusticeInfo.Net vous propose  l'article ci-après de notre consoeur Agnès Ndirubusa, du Groupe de presse burundais Iwacu. Mercredi 27 septembre, coup de théatre à Genève. Tout était pourtant parti sur l’Union européenne qui s’était proposée à produire une résolution. Celle-ci réitère les allégations contenues dans le...

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    Burundi: une résolution africaine sème la discorde à l'ONU
    28.09.17
    AFP

    Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a décidé jeudi d'envoyer au Burundi trois experts, alors que les Occidentaux réclament le renouvellement du mandat de la Commission d'enquête de l'ONU, qui n'a pas été autorisée à se rendre sur place. Une résolution en ce sens a été adoptée par 23 voix pour, 14 contre et 9 abstentions. Les experts auront "pour mandat de travailler en coopération avec le gouvernement en vue de collecter les informations, déterminer les faits et circonstances" des violations des droits de l'Homme "en vue de les transmettre aux autorités judiciaires du Burundi qui auront la charge d'établir la vérité", a expliqué le représentant de la Tunisie, Walid Doudech, au...

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    Burundi : "le gouvernement est en plein déni"
    22.09.17
    Frédéric Burnand

    La Commission d’enquête sur le Burundi a présenté cette semaine son rapport final devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. Exilées, les ONG burundaises de défense des droits de la personne ont pu s’y faire entendre, comme Carine Kaneza, porte-parole du Mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité (MFFPS). Entretien. Avec plus d’une trentaine d’ONG, le MFFPS demande, dans une lettre ouverte, de soutenir une résolution renouvelant le mandat de la Commission d'enquête des Nations Unies sur le Burundi, et d’appeler le Conseil des droits de l'homme des Nations...

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    Burundi: l'opposant Léopold Habarugira enlevé
    12.09.17
    AFP

    Un cadre du parti burundais d'opposition Union pour la paix et le développement (UPD) a été enlevé mardi pendant qu'il se déplaçait à pied avec son épouse dans Bujumbura, selon sa famille et son parti. Léopold Habarugira, 54 ans, est le trésorier de l'UPD et un des rares responsables d'opposition à ne pas s'être exilés malgré la crise violente que traverse le Burundi depuis la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, obtenu en juillet de la même année. M. Habarugira a été enlevé mardi vers 07H30 locales (05H30 GMT) dans l'est de...

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    Burundi : le fonctionnement de l'Etat repose sur une structure parallèle, selon l'ONU
    05.09.17
    Frédéric Burnand

    Alors que la Commission d’enquête sur le Burundi a présenté à la presse son rapport final sur les graves violations des droits humains perpétrées au Burundi depuis avril 2015, le parlement burundais a décidé de former sa propre commission d’enquête pour examiner le rapport onusien.   C’est l’agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) qui en a fait état ce week-end: «Les députés de l'Assemblée nationale burundaise se sont convenus jeudi sur la mise en place d'une commission parlementaire spéciale chargée d'examiner le contenu des rapports des commissions internationales d'enquête produits...

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    Burundi: deux ans de crise et de violences
    04.09.17
    AFP

    Le Burundi, où l'ONU demande l'ouverture d'une enquête de la Cour pénale internationale (CPI), connaît une grave crise depuis la candidature en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé, et son élection en juillet de la même année. Les violences ont fait 500 à 2.000 morts selon les sources (ONU ou ONG) et poussé près de 400.000 Burundais à l'exil. - Manifestations - Le 26 avril 2015, des milliers de personnes se réunissent au lendemain de la désignation de M. Nkurunziza par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat à la présidentielle. Coup d'envoi de six semaines de manifestations à Bujumbura, sévèrement réprimées. Les contestataires jugent ce 3e...

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    «Il n’y a aucun signe d’ouverture de la part du Gouvernement burundais», selon l'ONU
    04.09.17
    Frédéric Burnand Genève (de notre correspondant)

    Malgré de nombreuses tentatives de médiation, le Gouvernement burundais et son président n’entendent pas dialoguer avec l’opposition et la répression se poursuit. Une intransigeance appliquée également à la Commission d’enquête sur le Burundi qui n’a pu se rendre sur place, ni échanger avec Bujumbura. Fatsah Ouguergouz, président de la commission livre un constat inquiétant, avant la présentation de son rapport final au Conseil des droits de l’homme lors de la session de septembre de l’organe onusien basé à Genève.  Qu’il est difficile de quitter le siège du pouvoir, même quand la...

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