Brésil


    Au Brésil, les dictateurs approuvaient personnellement les exécutions
    11.05.18
    AFP

    L'exécution d'opposants à la dictature militaire au Brésil (1964-1985) émanait d'ordres venant directement du palais présidentiel et les Etats-Unis étaient au courant, révèle un rapport de la CIA qui a suscité de vives réactions dans un pays où les tortionnaires n'ont jamais été jugés. Dans la case "sujet" de ce rapport largement diffusé vendredi dans la presse brésilienne, un titre évocateur : "Décision du président brésilien Ernesto Geisel de donner suite aux exécutions sommaires d'éléments dangereux et subversifs sous certaines conditions". Président du Brésil de 1974 à 1979, Ernesto Geisel, décédé en 1996, fut l'avant-dernier chef des années de plomb au Brésil, et avait jusqu'ici...

    Lire la suite

    Comment braver l’impunité au Brésil

    La tendance en faveur d’une justice post-transitionnelle qui voit le jour en Amérique Latine s'oppose aux accords conclus dans les pays de la région au moment du passage à la démocratie. Cette vague de justice rétroactive se reflète clairement dans le nombre croissant de procès à l’encontre des violations des Droits de l’Homme commises dans nombreux pays. Pourtant, le Brésil, le géant régional d’Amérique du Sud, a, jusqu’à récemment, échappé à cette tendance. L’exceptionnalisme brésilien A la différence d’autres pays d’Amérique du Sud, le Brésil n’a pas attaqué l’amnistie que le régime...

    Lire la suite