Europe

    Perpétuité pour Ratko Mladic pour génocide : un verdict exemplaire ?
    22.11.17
    AFP

    L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a été condamné mercredi à la perpétuité par la justice internationale pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. "Pour avoir commis ces crimes, la chambre condamne M. Ratko Mladic à la prison à vie", a déclaré le juge du tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) Alphons Orie en l'absence de l'accusé, évacué de la salle peu avant pour avoir traité ses juges de "menteurs". "Les crimes commis se classent parmi les plus haineux connus du genre humain", a martelé le magistrat, considérant que les circonstances...

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    Un verdict test très attendu pour l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie
    21.11.17
    Stéphanie Maupas, La Haye (de notre correspondante)

    Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) s’apprête à prononcer son verdict dans l’affaire Mladic, le 22 novembre. L’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité et violations des lois de la guerre. Après presque 25 ans de procès, qui ont vu notamment la condamnation de ses principaux associés ainsi que celle de Radovan Karadzic, sa culpabilité suscite peu de doutes.  A quelques heures du verdict du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) contre Ratko Mladic, peu doutent de la condamnation de...

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    Verdict Mladic: les disparus de Prijedor et Srebrenica
    21.11.17
    AFP

    Fikret Bacic n'a qu'un rêve: retrouver les dépouilles de sa famille. Peu importe que la justice internationale dise mercredi si le général Ratko Mladic est coupable de ces assassinats durant la guerre intercommunautaire de Bosnie. "Pour moi, (Mladic) est déjà mort de toute façon. La seule chose qui m'intéresse est d'apprendre où sont mon épouse, mes enfants, ma mère...", dit cet homme de 59 ans. Nermina avait 6 ans, Nermin 12, leur mère Minka 32. Ils ont été exécutés le 25 juillet 1992 par les forces serbes de Bosnie, devant leur maison de Zecovi, village de la région de Prijedor (nord-ouest). "Ils étaient dix-sept. Des femmes et des enfants uniquement, (...) le plus jeune avait deux...

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    Verdict Mladic: "le moment est enfin arrivé", disent les victimes
    20.11.17
    AFP

    "Le moment est enfin arrivé" de voir la justice passer pour Ratko Mladic, se sont félicitées lundi les familles de victimes en quittant Sarajevo pour assister au verdict de la justice internationale contre l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie. "Le moment est enfin arrivé, pour juger le criminel et le bourreau Ratko Mladic", a déclaré à l'AFP Kada Hotic, vice-présidente de l'association des Mères des enclaves de Srebrenica et de Zepa, avant d'embarquer à bord du vol qui doit l'emmener aux Pays-Bas. Le verdict contre Ratko Mladic du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) doit être prononcé mercedi. Il répond de onze chefs d'accusation, notamment pour son rôle...

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    TPIY: le sort des principaux acteurs des guerres des Balkans
    19.11.17
    AFP

    Présidents, chefs de guerre, leaders politiques... Voici le sort des principaux protagonistes des conflits ayant déchiré les Balkans dans les années 90, alors que le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ferme ses portes fin décembre. - Procédures en cours - - Ratko MLADIC: L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, 74 ans, fixé sur son sort mercredi, répond d'onze chefs d'accusation, notamment pour son rôle dans le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale. Il avait été arrêté en 2011 après 16 années de cavale. - Vojislav SESELJ: Le leader ultranationaliste serbe, 63 ans, a été acquitté en mars 2016 par...

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    Guerres des Balkans: la fin sanglante de la Yougoslavie
    19.11.17
    AFP

    De la mort de Tito en 1980 à l'indépendance du Kosovo en 2008, retour sur les principaux événements qui ont conduit à l'explosion sanglante de la Yougoslavie dans une série de conflits meurtriers dans les années 1990. - Après Tito - Après le décès de son fondateur Josip Broz Tito en 1980, la Yougoslavie communiste constituée de six républiques -- Slovénie, Croatie, Bosnie, Serbie, Monténégro, Macédoine -- et de deux provinces autonomes rattachées à la Serbie -- Voïvodine, Kosovo -- sombre dans une crise économique et politique qui ravive les nationalismes. Les premières élections démocratiques en 1990, débouchent sur une écrasante victoire de partis nationalistes dans toutes les...

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    Bosnie: Mladic, croisé serbe devenu symbole des horreurs de la guerre
    19.11.17
    AFP

    Ratko Mladic s'imaginait héros du peuple serbe mais son nom restera associé aux crimes de la guerre de Bosnie, du siège de Sarajevo au massacre de Srebrenica, pour lesquels il pourrait finir sa vie en prison. Arrêté en 2011 après 16 ans de cavale, le soldat massif et arrogant est devenu un vieil homme malade. Mais son procès n'a pas ébranlé sa conviction exprimée dès sa première apparition devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye: "Je suis le général Mladic. J'ai défendu mon pays et mon peuple". Pour le reste, cet homme tantôt colérique et brutal tantôt jovial et truculent selon ceux qui l'ont approché, a un jour expliqué que "les frontières ont...

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    Ratko Mladic: un verdict historique pour tourner la page du TPIY
    19.11.17
    AFP

    Plus de 20 ans après les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie, Ratko Mladic, surnommé le "boucher des Balkans", connaîtra mercredi son verdict devant le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), refermant ainsi une page de l'Histoire. L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est, à 74 ans, le dernier grand accusé de ce tribunal créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans. C'est même "l'un des premiers dossiers qui ont en réalité justifié (sa) création", selon le procureur Serge Brammertz. Après avoir, au cours de ses deux dernières années, jugé Ratko Mladic et condamné son alter ego...

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    La Republika Srpska, terre serbe dont Mladic reste le héros
    16.11.17
    AFP

    "Je n'ai jamais fait de mal à personne! Lui non plus!": Dusko Mladic désigne le portrait dans son salon de son cousin Ratko, qui saura le 22 novembre s'il est condamné pour crimes contre l'humanité. Sans attendre le verdict du Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY), Ratko Mladic est considéré en Occident comme un "boucher", notamment chef d'orchestre du siège de Sarajevo et du massacre de Srebrenica commis par les forces serbes durant le conflit intercommunautaire de 1992-95 (100.000 morts, 2,2 millions de déplacés). Chez lui, en Républika Srpska, l'entité des quelque un million de Serbes de Bosnie, il "restera un héros, indépendamment de tout", prédit Momcilo...

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    Podcast : Pourquoi créer un « musée du fascisme » fait débat en Italie
    30.10.17
    Sabina Loriga

    Le 27 octobre 1922, les troupes de Benito Mussolini marchaient sur Rome. Presqu'un siècle plus tard, une certaine nostalgie pour Il Duce persiste en Italie. Ainsi, le week-end du 27 octobre 2017, plusieurs milliers de personnes se sont réunies dans sa ville natale, à Predappio pour «rendre hommage» à l'ancien dictateur fasciste. Cette petite municipalité d'Emilie-Romagne est devenue, malgré elle, à plusieurs dates clefs, un lieu de rassemblement pour les adeptes du tourisme «néo-fasciste», chacun repartant avec ses souvenirs et autres représentations du Duce. Pour endiguer le phénomène, la mairie, positionnée à gauche, a porté un projet de musée du fascisme, qui a été accepté en 2016 par...

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    Mieux faire de la recherche dans des contextes de conflit
    26.10.17
    Swiss academies reports

    La nouvelle publication «A Conflict Sensitive Approach to Field Research - Doing Any Better?» de swisspeace et de la Commission suisse pour le partenariat scientifique avec les pays en développement (KFPE) démontre que la recherche et les chercheurs font partie intégrante de la société et ce faisant, des structures de pouvoir aussi bien nationales qu’internationales. Ses auteurs concluent que la recherche n’est jamais vraiment «neutre»: même les meilleures méthodes n’éleveraient pas l’acceptance des résultats si les projets de recherche ne tiennent pas compte dès le départ des particularités du pouvoir politique en place, écrivent Laurent Goetschel et Sidonia Gabriel de swisspeace.  En...

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    Généraux birmans en Suisse : une visite déplacée ?
    18.10.17
    Frédéric Burnand

    Le ministère suisse des Affaires étrangères reçoit une délégation de haut gradés de l’armée birmane conduite par son numéro deux, le général Soe Win. Une visite inappropriée pour la section suisse d’Amnesty International, vu les crimes de guerre commis par l’armée contre les Rohingyas. Aujourd'hui nous publions les preuves accablantes de crimes contre l'humanité à l'encontre des Rohingyas. https://t.co/gMMJTpOlLa — Amnesty France (@amnestyfrance) 18 octobre 2017 Pour cette raison, l’Union européenne a décidé ce lundi de suspendre ses invitations aux généraux birmans. C’est l’agence...

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    Un "Rambo" Premier ministre du Kosovo accusé de crimes de guerre
    07.09.17
    AFP

    Le Kosovo s'est doté jeudi d'un Premier ministre, l'ancien guérillero Ramush Haradinaj, accusé de crimes de guerre par la Serbie avec qui il devra pourtant relancer le dialogue. A la tête d'une coalition d'anciens commandants de l'armée de libération du Kosovo (UCK) arrivée en tête des législatives du 11 juin mais sans majorité absolue, Ramush Haradinaj, 49 ans, s'employait depuis trois mois à trouver une majorité parlementaire. Le ralliement du petit parti de l'homme d'affaires Behgjet Pacolli la lui a offerte. Sa désignation par le président Hashim Thaçi doit désormais être avalisée...

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    France : décision le 15 septembre du Conseil constitutionnel sur l'accès aux archives sur le Rwanda
    07.09.17
    AFP

    Le Conseil constitutionnel s'est penché jeudi sur la question sensible de l'accès aux archives des anciens présidents, Premiers ministres et ministres à l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par un chercheur qui s'est vu refuser l'accès aux archives de l'Élysée sur le Rwanda. Le 7 avril 2015, l'Élysée avait annoncé la déclassification des archives de la présidence de la République sur le Rwanda pour la période 1990 à 1995, un geste fort à l'occasion du 21e anniversaire du déclenchement du génocide rwandais, le 7 avril 1994. "Rien n'interdit plus la consultation de ces archives" qui seront à la disposition des chercheurs, des associations de...

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    L'Histoire de France et le risque de « criminalisation du passé »
    28.08.17
    Antoine Arjakovsky

    Il existe en France aujourd’hui au moins quatre écoles historiques différentes. Fondées sur des visions du monde différentes (historicisme-providentialisme) et des méthodes divergentes (identité-altérité), elles jettent des regards opposés sur l’histoire de France. Comme la récente période électorale l’a montré, leurs désaccords trouvent des prolongements dans les positionnements des principaux candidats à la présidence de la République non seulement en rapport avec le « roman national » mais bien plus encore sur l’avenir de la France en Europe et dans le monde. Cette absence de consensus...

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    Suisse : Louis Agassiz un scientifique raciste et indéboulonnable
    28.08.17
    Frédéric Burnand

    Célèbre glaciologue du 19e siècle, Louis Agassiz est consacré par une montagne portant son nom dans les Alpes bernoises. Mais le scientifique suisse fut aussi un théoricien de la hiérarchie des «races humaines» et un chaud partisan de leur séparation. De quoi engendrer une polémique qui rappelle celle qui secoue actuellement les Etats-Unis à la suite des événements de Charlottesville.  C’est un puissant retour de flamme mémorielle qui chauffe les consciences aux Etats-Unis après les manifestations violentes de néo-nazis et de partisans du Ku Klux Klan à Charlottesville (Etat de...

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    Ventes d’armes et art : "un musée n'est pas un tribunal"
    24.08.17
    Jean-Michel Saussois

    Lausanne, Fondation de l’Hermitage ; cinquante-cinq œuvres provenant de la collection Bührle sont présentées sur deux étages dans une superbe maison du XIXe siècle surplombant le lac Léman. Cette maison me fait penser à celle de la famille Frick, devenue maison/musée au bord de la cinquième avenue à New York. La Frick Collection m’a toujours fait associer l’art au fric ou le fric à l’art, une association facile, j’en conviens, mais une association qui fait sens ; exposer la relation entre l’art et l’argent n’est pas chose si commune et la fondation Bührle montre en toute transparence le...

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    Kosovo: la crise politique empêche la reconnaissance internationale du pays
    20.08.17
    AFP

    L'incapacité du Kosovo de se doter d'un nouveau gouvernement deux mois après les élections risque de ralentir le processus de sa reconnaissance dans les instances internationales et de freiner l'injection des fonds dont ce jeune Etat des Balkans a besoin. Une coalition dominée par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) du président kosovar Hashim Thaçi est arrivée en tête des législatives anticipées du 11 juin, mais elle ne dispose pas d'une majorité absolue qui lui permettrait de gouverner seule. Avant de tenter de former un gouvernement, cette coalition des anciens chefs rebelles devra d'abord faire élire le président du parlement. Mais faute d'une majorité nécessaire, elle s'est...

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    " Si il y a un échec de la CPI en Géorgie, ce sera pareil en Afghanistan ou en Palestine"
    03.07.17
    Stéphanie Maupas

    Avocat et représentant d’Open Society, Nika Jeiranashvili est installé à La Haye depuis près d’un an pour suivre l’évolution du « dossier Géorgie » devant la Cour pénale internationale (CPI). En janvier 2016, les juges validaient l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis lors de la guerre éclaire Russo-Géorgienne de l’été 2008. Mais pour le militant d'Open Society, la Cour manque de stratégie et n’a pas pris toute la mesure des défis qui s’annoncent.  Nika Jeiranashvili  Justice Info : Vous reprochez au Greffe de la Cour l’absence de stratégie sur la Géorgie, et l’absence de...

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    Kosovo : les criminels présumés pourront donner des informations confidentielles sur les 1658 disparus
    03.07.17
    Pierre Hazan

    Dans les contextes de violence politique, c’est l’une des pires tortures psychologiques qui soit et qui augmente avec le temps : ne pas savoir ce qui est arrivé à l’un de ses proches. A-t-il été enlevé par l’armée ou par un groupe armé ? Est-il détenu quelque part ? A-t-il été assassiné ? Va-t-on jamais le retrouver vivant, ou au moins, sa dépouille, s’il a été victime d’une exécution extrajudiciaire ?  « Depuis 18 ans, chaque jour qui passe est un jour d’agonie », ont écrit dans un appel commun les familles des disparus serbes et albanais du Kosovo le 21 juin dernier. Sous leur...

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